Programme de santé communautaire (Togo)

Programme de santé communautaire (Togo)

  • En cours
  • AAT-FFL
  • Togo
  • 664.898 €

Selon les normes de santé de l’OMS, chaque localité située à plus de 5 km d’une formation sanitaire avec une population de 5.000 habitants doit disposer d’une structure de soins.

Cependant, au Togo, en raison de la situation économique difficile du pays, plusieurs localités réunissant ces critères restent dépourvues de soins de proximité. La mortalité maternelle demeure très élevée au Togo. Trois femmes meurent chaque jour à cause d’une complication liée à la grossesse, à l’accouchement ou aux suites de couches.

Sensible aux nombreux besoins constatés dans le secteur de la santé au Togo, la fondation soutient ainsi, depuis 2014, un programme de santé de base dans les régions Maritime et des Plateaux, grâce à l’Association des amis togolais de la FFL (AAT-FFL), notamment dans les préfectures d’Agou, de Kpélè et de Zio. Le processus d’identification effectué par l’AAT-FFL y a permis de mettre à jour d’importantes lacunes dans le système de santé. Ce programme met l’accent sur la promotion de la santé communautaire ; maternelle et infantile en particulier, notamment via la construction de centres de santé. La phase pilote de ce projet consistait en la construction d’un centre ainsi que d’un forage dans le village de Doglobo, fonctionnel depuis avril 2016. Puis, toujours afin de rapprocher l’offre de soins de la population, qui dispose rarement de moyens de transport permettant de se rendre dans les centres les plus éloignés, le programme a finalisé, en octobre 2019, la construction d’une nouvelle unité de soins, à Madjamakou, équipée d’un forage alimenté par énergie solaire.

L’ensemble de ces Unités de Soins Périphériques (USP) ont permis à 210 femmes d’accoucher en toute sécurité et de bénéficier des kits d’accouchements. Grâce au volet d’aide sociale, les accouchements à domicile ont sensiblement baissé dans les aires sanitaires des trois centres, avec zéro accouchement à domicile à Doglobo et Zionou en 2018. Un volet parallèle à la construction des infrastructures de santé vise à favoriser l’éducation sanitaire sur les bonnes pratiques d’hygiène dans les écoles des villages cibles et à y installer des dispositifs d’hygiène : 45 dispositifs de lavage de mains, 7 hangars pour abriter les revendeuses de denrées alimentaires, 2 latrines et 2 forages à motricité humaine ont été construits en 2019, tandis que 2.374 personnes ont été sensibilisées aux bonnes pratiques d’hygiène.