Les jeunes jardiniers de Dédougou

Les jeunes jardiniers de Dédougou

  • En cours
  • AAB-FFL
  • Burkina Faso
  • 54.340 €

Afin d'accompagner les enfants burkinabés qui n’ont pas les moyens d’avoir une éducation, la fondation soutient, en partenariat avec l’Association des Amis Burkinabés de la Fondation Follereau (AAB-FFL) et les Religieux de Saint-Vincent de Paul (RSVP), depuis 2011, le centre d’accueil et de formation professionnelle des « Jeunes Jardiniers de Dédougou ».

Le niveau de scolarisation du Burkina Faso est l’un des plus bas d’Afrique, voire du monde. Or, sans éducation ni formation quelconque, les perspectives d’avenir des jeunes sont faibles.

À 250 km de la capitale, Ouagadougou, se situe Dédougou, une ville particulièrement touchée par la pauvreté, et dont les taux de scolarisation et d’alphabétisation sont très bas, ce qui se traduit par un taux de chômage élevé. Le centre accueille des jeunes âgés de 12 à 19 ans. Il leur permet de recevoir une éducation de base, grâce à laquelle ils apprennent à lire et à écrire. Ces jeunes ont en parallèle la possibilité de suivre une formation professionnelle d’une durée de 3 ans en couture, menuiserie, jardinage ou maçonnerie. Une fois diplômé, chacun d’entre eux reçoit un kit d’outils qui augmentera ses chances d’être embauché par une entreprise ou qui lui permet de lancer sa propre activité, et par conséquent de subvenir à ses besoins et à soutenir sa famille. La première promotion de 36 jeunes a terminé sa formation avec succès en 2019, et reçu un kit d’installation pour démarrer leur activité professionnelle.

En 2019, sur les 19 jeunes de la formation présentés à l’examen national de qualification professionnelle, 16 ont réussi brillamment. Des kits d’installation et des fonds de roulement leur ont été remis au mois de novembre afin qu’ils puissent démarrer leur activité professionnelle. Au cours de leur formation, ces jeunes apprennent également à prendre des responsabilités en entretenant le jardin du centre et en s’occupant de sa récolte qui contribue en partie à leur autonomie alimentaire et financière. Depuis 2018, un partenariat a été mis en place avec un groupement de femmes pour les intégrer dans les activités de campagne maraîchère mises en oeuvre par les jeunes, à Souri, sur un terrain appartenant à l’association partenaire de la fondation. Ce partenariat permet d’assurer une partie de l’approvisionnement en denrées alimentaires pour le centre, et garantit une source de revenus pour les femmes, en parallèle, tout en renforçant l’implication de la communauté dans leur propre développement.