Lutte contre la traite des enfants au nord du Bénin

Lutte contre la traite des enfants au nord du Bénin

  • En cours
  • R-FFL
  • Bénin
  • 71.712 €

Dans le monde entier, des millions d'enfants sont privés de leur dignité, de leur potentiel et de leur enfance. Ils sont contraints d'effectuer un travail qui nuit à leur santé et les prive de la possibilité d'accéder à l'éducation. Au Bénin, la traite des êtres humains est depuis longtemps très répandue.

Contraints de quitter l’école très tôt pour subvenir aux besoins de leur famille, ou encore placés, voire vendus, ces enfants vivent Les enfants sont contraints de quitter l’école très tôt, car ils doivent soutenir financièrement leur famille ou leur famille d’accueil, voire être vendus. Ils vivent ainsi dans des conditions extrêmement précaires.

La pratique culturelle du placement d’enfants, ou le fait de confier des enfants à des familles d’accueil plus riches pour qu’ils y soient pris en charge et éduqués, est censée atténuer les effets de la pauvreté. Mais cette usage est au contraire devenue une opportunité pour les trafiquants d’êtres humains, car la vente des enfants leur rapporte de l’argent. 

Par son engagement, la fondation tente de garantir que le droit des enfants à la santé, à l’éducation et à la formation professionnelle soit respecté.

Au Bénin, la fondation travaille avec son partenaire R-FFL contre le trafic d’enfants et s’engage pour le développement personnel des enfants avec le soutien de l’ONG PIED (Programme d’Insertion des Enfants Déshérités) et APEM (Association pour la Protection de l’Enfance Malheureuse) dans 16 villages autour des communes de Djougou (près de la frontière avec le Togo) et Parakou (non loin du Nigeria) contre le trafic d’enfants.

En 2020, 103 enfants âgés de 8 à 17 ans ont été accueillis et ont reçu, outre un hébergement, une aide psychologique, de la nourriture et des soins de santé. Dans la mesure du possible, des recherches sont menées afin de réunir les familles. Des actions de sensibilisation sont menées dans les communautés afin que chacun participe autant que possible à la protection des enfants.

La même année, 9 groupes de femmes ont pu être soutenus dans leurs activités génératrices de revenus, favorisant ainsi le retour des enfants victimes de la traite dans leur famille. 10 clubs d’enfants ont également pu poursuivre leurs activités de plaidoyer et de sensibilisation auprès de leurs pairs.

Parallèlement à ces activités, le projet soutient à la fois la scolarisation primaire pour les plus jeunes et une formation professionnelle pour les plus âgés afin de les aider à se réinsérer dans la société.

Ainsi, 400 enfants ont pu poursuivre leur scolarité et ont reçu des kits scolaires pour différentes formations professionnelles (couturier/ère, coiffeur/ère, tisserand/ère, soudeur/euse).

Lorsqu’on a demandé à Kaddi Kpanou, directeur de R-FFL, quelle était la plus grande réussite de ce projet, il a répondu avec fierté :

Tous les espaces pour enfants créés par le projet sont reconnus par l’État et deviennent des écoles maternelles.

Le taux de scolarisation des enfants dans les villages d’intervention a augmenté de 30% et le taux de réussite des enfants soutenus est supérieur à 80%.

Pour l’année 2022, il est prévu de renforcer le programme en cours avec la création de 16 groupes de travail pour restructurer et actualiser le plan d’action des CLTE (Comités de lutte contre la traite des enfants). 

Il est prévu d’organiser 32 événements pour le grand public, 192 événements d’information et de sensibilisation dans les communautés locales et 4 émissions de radio pour sensibiliser les gens.

16 dispositifs de lavage des mains, 2000 masques pour les acteurs communautaires et 560 kits scolaires pour les enfants menacés par la traite seront mis à disposition.

En outre, 2 salles pour enfants seront aménagées et équipées dans les villages où les projets seront mis en œuvre (pour les enfants de 3 à 5 ans). Il est également prévu de former 4 animateurs communautaires à cet effet.

Au total, 150 enfants victimes de la traite et de l’exploitation devraient être identifiés et pris en charge en 2022. Vingt d’entre eux auront la possibilité de suivre un apprentissage. La mise à disposition de matériel et d’équipement doit permettre à ces enfants d’ouvrir plus facilement leur propre commerce par la suite.