Lutte contre la traite des enfants au nord du Bénin

Lutte contre la traite des enfants au nord du Bénin

  • En cours
  • R-FFL
  • Bénin
  • 71.712 €

À travers le monde, des millions d’enfants sont dépourvus de leur enfance, de leur dignité et de leur potentiel en étant forcés d’exercer un travail qui nuit à leur santé et leur éducation.

Contraints de quitter l’école très tôt pour subvenir aux besoins de leur famille, ou encore placés, voire vendus, ces enfants vivent dans des conditions déplorables. Au Bénin, la traite des personnes a toujours été présente. D’après l’UNICEF, « le taux national du travail des enfants est passé de 34% en 2008, selon l’Enquête Nationale sur le Travail des Enfants, à 52,5% en 2014, selon l’enquête MICS ».

La pratique culturelle du placement ou confiage a pour but d’atténuer les effets de la pauvreté en plaçant les enfants des familles pauvres avec des membres plus riches de la famille pour qu’ils les éduquent et s’en occupent. Cette forme de pratique culturelle est devenue une voie royale pour les trafiquants, afin de gagner de l’argent en vendant ces enfants. De par son engagement, la fondation tente de garantir le respect des droits des enfants en matière de santé, de scolarisation, et de formation professionnelle. Au Bénin, la fondation collabore avec les ONG PIED (Programme d’Insertion des Enfants Déshérités) et APEM (Association pour la Protection de l’Enfance Malheureuse) dans 16 villages autour de la commune de Djougou (près de la frontière du Togo) et celle de Parakou (non loin du Nigeria) contre la traite des enfants et pour leur développement personnel. En 2020, 103 enfants, de 8 à 17 ans, ont été accueillis et ont bénéficié d’une aide psychologique, alimentaire et sanitaire, en plus de l’hébergement. Dans la mesure du possible, des recherches sont faites pour réunifier les familles. Des sensibilisations sont réalisées auprès des communautés pour qu’elles participent à la protection des enfants.

Tandis que 9 groupements de femmes ont pu être soutenus dans leurs activités génératrices de revenus, favorisant le retour en famille des enfants victimes de traite et 10 clubs d’enfants ont pu continuer leurs activités de plaidoyer et de sensibilisation auprès de leurs paires.

En parallèle de ces activités, le projet appuie également un volet de scolarisation pour les plus jeunes, ou de formation socioprofessionnelle pour les plus âgés, afin de les aider à réintégrer la société.

Ainsi, cette année, 400 enfants ont pu poursuivre leur scolarité et ont bénéficié de kits scolaires dans divers corps de métiers : couture, coiffure, tissage, soudure… Lorsqu’il est demandé à Kaddi Kpanou, directeur de la R-FFL, leur plus belle victoire sur ce projet, il mentionne fièrement : 

  • Tous les espaces enfances, créés par le projet, sont reconnus par l’Etat et devenus des écoles maternelles 
  • Le taux de scolarisation des enfants dans les villages d’intervention a augmenté de 30% et le taux de réussite de ces enfants appuyés est supérieur à 80%